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KPI du bien-être en entreprise : les 6 chiffres à présenter au conseil d’administration

Par Équipe éditoriale Vitality+ · Publié le

Une intervenante présente les 6 KPI du bien-être sur un grand écran devant le conseil d’administration

Six chiffres : adoption, participation active, sommeil moyen, stress et récupération, activité moyenne, IMC moyen. Tous par groupe, jamais par individu, et tous lus comme une variation par rapport à une baseline.

« Combien de personnes ont utilisé l’avantage » n’est-il pas un KPI ?

Parce que cela mesure la consommation, pas le bien-être. Savoir que 12 % des collaborateurs ont ouvert l’application de méditation, ou que 340 séances de sport ont été réservées, indique à quel point un service a été utilisé. Cela ne dit pas si quelqu’un dort mieux, récupère davantage ou bouge plus.

Les taux d’utilisation présentent aussi un défaut structurel : il n’y a pas de baseline. Le premier mois est toujours le meilleur, car la nouveauté gonfle les chiffres, et toute comparaison ultérieure se fait alors par rapport à un pic. Un KPI de bien-être doit répondre à une autre question : par rapport à l’état du groupe avant le lancement, qu’est-ce qui a changé ?

Répondre à cela nécessite des données objectives et continues, agrégées par groupe. C’est la définition du bien-être mesurable en entreprise, et c’est de là que viennent les six chiffres.

Adoption et participation active : comment se calculent-elles ?

Ce sont les deux KPI de programme. Ils précèdent les autres, car sans participation, il n’y a pas de moyennes.

Adoption = personnes ayant activé le programme / personnes éligibles. Le dénominateur compte : les personnes éligibles sont celles à qui le programme a réellement été proposé, avec un appareil disponible.

Participation active = personnes avec des données synchronisées au cours des 7 derniers jours / personnes éligibles. C’est le chiffre honnête. L’adoption indique qui a téléchargé l’application ; la participation indique qui l’utilise. La fenêtre de 7 jours est celle que Vitality+ utilise dans le tableau de bord RH : assez courte pour ne pas compter les personnes qui ont arrêté, assez longue pour ne pas pénaliser un week-end sans wearable.

Deux règles de lecture. D’abord : la participation active baisse toujours après le lancement, et le chiffre qui compte est celui où elle se stabilise après 8 à 12 semaines. Ensuite : l’écart entre adoption et participation est en lui-même une information. Si beaucoup activent et peu restent, le problème vient de l’expérience, pas de la communication.

Les indicateurs agrégés : sommeil, stress, récupération, activité, IMC

Ce sont les quatre (ou cinq) KPI de résultat. Chacun est une moyenne de groupe, calculée uniquement lorsque le groupe dépasse le seuil d’agrégation, et présentée avec la variation par rapport à la baseline.

Sommeil moyen : heures par nuit pour le groupe. La part du groupe au-dessus ou en dessous d’un seuil (7 heures, par exemple) est également utile.

Stress et récupération moyens. À lire ensemble : un stress moyen avec une récupération élevée décrit un groupe qui tient bon ; un stress élevé avec une récupération faible décrit un groupe qui s’épuise.

Activité moyenne : activités, pas ou minutes actives par jour.

IMC moyen.

Un KPI de résultat n’a de sens que pour un groupe. Vitality+ affiche ces moyennes pour des groupes de 30 personnes ou plus, avec au moins 10 personnes disposant de données ce jour-là et un mix de genre suffisant ; en dessous du seuil, la valeur reste masquée.

Comment lire une tendance par équipe et par site ?

La tendance est la différence entre la moyenne actuelle et la baseline du même groupe, exprimée en valeur absolue (par exemple +18 minutes de sommeil) et en pourcentage.

Cinq bonnes pratiques évitent presque toutes les erreurs.

Utiliser des moyennes mobiles sur 4 semaines, pas la valeur du jour.

Comparer chaque groupe à sa propre baseline, jamais deux groupes entre eux en valeur absolue.

Vérifier que la composition du groupe est stable. Si la moitié de l’équipe a changé en trois mois, la tendance compare des personnes différentes.

Ne pas interpréter de petites variations comme des résultats. ±2 % sur un groupe de 30 personnes est du bruit ; +8 % de sommeil qui se maintient pendant huit semaines est un signal.

Une page pour le conseil

Le format qui fonctionne tient sur une page : six chiffres, chacun avec valeur, baseline, variation et le seuil en note de bas de page.

KPIValeur actuelleBaselineVariation
Adoption41 %35 %+6 pts
Participation active (7 jours)29 %27 %+2 pts
Sommeil moyen6 h 52 min6 h 34 min+18 min
Stress moyen62/10066/100−6 %
Récupération moyenne71/10065/100+9 %
Activité moyenne7 900 pas/jour7 100 pas/jour+11 %

Les valeurs du tableau sont un exemple de format, pas des données réelles. Sous le tableau, trois lignes : ce que dit la donnée, ce qu’elle ne dit pas, ce que l’on propose.

Questions connexes

Quel est un bon taux d’adoption pour un programme de bien-être en entreprise ? Cela dépend de la façon dont il est proposé et du nombre de personnes qui possèdent déjà un wearable, méfiez-vous donc des benchmarks génériques. La comparaison utile se fait entre vos propres sites et dans le temps : une adoption qui progresse après le lancement, et une participation active qui se stabilise au lieu de s’effondrer, en disent plus que n’importe quelle moyenne sectorielle.

À quelle fréquence les KPI de bien-être doivent-ils être actualisés ? Le tableau de bord se met à jour chaque jour, mais la lecture utile est hebdomadaire pour les RH (moyennes mobiles sur 4 semaines) et trimestrielle pour le conseil d’administration.

Peut-on comparer les KPI de deux sites ? Oui, sur la tendance, pas sur la valeur absolue. Deux sites peuvent partir de niveaux de sommeil ou d’activité différents en raison de la composition, de l’âge et du type de travail. Ce que l’on compare, c’est de combien chacun s’est éloigné de sa propre baseline.

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