Réserver une démo
Retour au blogBlog

Comment mesurer le bien-être des collaborateurs sans questionnaires

Par Équipe éditoriale Vitality+ · Publié le

Une équipe discute de bien-être en entreprise autour d’une table pendant qu’un collègue porte un anneau connecté

On le mesure avec des données objectives et continues : sommeil, stress, récupération et activité, collectées chaque jour depuis le wearable que les collaborateurs portent déjà, agrégées par groupes d’au moins 30 personnes et comparées à une baseline. Le questionnaire reste utile pour comprendre le pourquoi. La donnée physiologique dit ce qui change, et quand.

Pourquoi les questionnaires ne suffisent-ils pas ?

Une enquête d’engagement mesure comment les personnes disent se sentir le jour où elles la remplissent. C’est une photographie annuelle, trimestrielle au mieux dans sa version « pulse », avec trois limites qu’aucune question bien formulée ne peut résoudre.

La première est le temps. Des semaines s’écoulent entre la collecte et les résultats ; des mois s’écoulent entre deux campagnes. Un programme de bien-être lancé en mars ne produit aucun chiffre comparable avant l’automne.

La deuxième est l’auto-évaluation. Les personnes répondent comme elles pensent aller, comme elles voudraient aller, ou comme elles jugent prudent de dire qu’elles vont. Ce n’est pas de la malhonnêteté : c’est ainsi que fonctionne la mémoire de son propre sommeil ou de son propre stress.

La troisième est la participation. Les taux de réponse baissent à chaque édition, et les personnes qui cessent de répondre sont rarement celles qui vont le mieux.

Les questionnaires ont leur utilité. Ce sont le bon outil pour comprendre les causes : la relation avec un manager, le sens donné à son rôle, etc. Ce n’est pas le bon outil pour savoir si les collaborateurs dorment mieux depuis le lancement du programme. Pour cela, il faut une mesure objective, et c’est cette mesure qui fait d’un programme de bien-être en entreprise un programme de bien-être mesurable.

Que peut-on mesurer de façon objective ?

Une montre, un anneau ou un bracelet enregistre chaque jour une poignée de signaux physiologiques, sans aucun effort de la part de la personne :

Le sommeil : durée, régularité des horaires, stades estimés.

La fréquence cardiaque au repos et la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), à partir desquelles sont dérivés les scores de stress et de récupération.

L’activité : pas, minutes actives, séances de sport.

Avec le poids et la taille saisis manuellement, l’IMC également.

Ce sont des appareils grand public, pas des instruments médicaux. Une mesure isolée, une seule nuit, n’est pas toujours précise à la minute près. Mais un programme d’entreprise ne travaille pas avec des nuits isolées : il travaille avec des moyennes de groupe et des tendances sur plusieurs semaines. À ce niveau, l’erreur du capteur se compense et le signal reste.

Comment les données sont-elles agrégées sans voir l’individu ?

C’est ce point qui détermine si le programme est acceptable pour les collaborateurs et pour le délégué à la protection des données.

Le principe est simple : l’organisation ne doit pas pouvoir identifier une personne. En pratique, cela suppose plusieurs règles, inscrites dans le logiciel plutôt que dans un document de politique. Trois de ces nombreuses règles :

Une inscription volontaire. Chaque personne active l’application avec un code personnel si elle le souhaite, et peut la quitter à tout moment.

Une taille de groupe minimale. Les RH ne voient que des moyennes portant sur de grands groupes. Vitality+ n’affiche une valeur que pour des groupes de 30 personnes ou plus, avec au moins 10 personnes ayant des données le jour concerné et une mixité de genre suffisante ; en dessous de ce seuil, la valeur reste masquée.

Une séparation des rôles. Les données individuelles ne sont visibles que par la personne concernée, dans son application. Les RH voient l’adoption, la participation et les moyennes des données de santé par équipe, site et pays.

Quels KPI doivent figurer sur le tableau de bord ?

Six chiffres suffisent, et ce sont les mêmes que ceux que l’on présente au comité de direction.

Adoption : part des collaborateurs éligibles ayant activé le programme.

Participation active : part des collaborateurs ayant synchronisé des données au cours des 7 derniers jours. Le chiffre le plus honnête, car il distingue les personnes qui ont téléchargé l’application de celles qui l’utilisent réellement.

Sommeil moyen du groupe.

Stress et récupération moyens du groupe.

Activité moyenne du groupe.

IMC moyen du groupe.

Chacun de ces indicateurs se lit comme une évolution par rapport à la baseline, par équipe, site et pays : c’est la tendance, et non la valeur absolue, qui indique si le programme fonctionne. Tout le reste (séances terminées, défis, points) mesure l’engagement envers le programme, pas le bien-être.

Pour un guide pratique sur le calcul et la présentation des six KPI essentiels, voir les KPI du bien-être des collaborateurs : les 6 chiffres à présenter au comité de direction. Pour voir comment ces indicateurs sont présentés en pratique, découvrez le tableau de bord RH de Vitality+.

Combien de temps avant qu’une tendance apparaisse ?

Plus longtemps qu’il n’y paraît, et moins d’un an.

Semaines 1-2 : seule l’adoption est mesurable. Les données physiologiques sont encore trop rares et l’effet de nouveauté fausse les comportements.

Semaines 2-4 : la baseline se forme. Il faut au moins un cycle complet de semaine travaillée et de week-end, idéalement deux.

Jour 90 : la première comparaison défendable. Trois mois couvrent une période de pic et une période normale, et absorbent le bruit d’une mauvaise semaine.

Mois 12 : la comparaison d’une année sur l’autre, la seule qui neutralise réellement la saisonnalité. Le sommeil de juillet n’est pas celui de janvier.

Deux erreurs à éviter : lire les données jour par jour, et comparer des groupes de composition différente, par exemple une équipe en horaires postés face à un service administratif.

Par où commencer : un pilote sur un site

Inutile de démarrer avec l’organisation entière. Il faut un groupe suffisamment grand pour franchir le seuil d’agrégation et suffisamment homogène pour être lisible : un site ou une fonction de 100 à 300 personnes.

Un pilote fonctionne quand deux points sont clairs avant son lancement.

Ce que les RH verront et ne verront pas, formalisé sur une page et envoyé à tous avant le lancement, avec la note d’information sur la confidentialité.

Ce qu’il advient des personnes sans wearable. Soit on travaille uniquement avec celles qui en possèdent un, en acceptant un échantillon partiel, soit on fournit des appareils.

Vitality+ propose une démonstration gratuite de 30 jours sur un site ou une équipe, avec des appareils prêtés à ceux qui n’en possèdent pas. C’est le moyen le plus rapide d’obtenir de l’adoption et une baseline avant de signer un contrat.

En bref

Le bien-être des collaborateurs se mesure avec des données wearable objectives et quotidiennes, et non avec une photographie annuelle. L’organisation ne voit que des moyennes portant sur de grands groupes, au-delà d’un seuil inscrit dans le logiciel. Six KPI, une baseline de quatre semaines et une lecture à 30-60 jours suffisent pour décider.

Questions fréquentes

Un wearable est-il obligatoire pour mesurer le bien-être des collaborateurs ? Non. L’inscription est volontaire et les personnes qui s’en abstiennent ne sont pas comptabilisées. Un wearable reste toutefois le seul moyen d’obtenir des données objectives quotidiennes ; sans lui, il ne reste que les questionnaires et les taux d’utilisation des avantages, qui mesurent autre chose.

Les données d’une smartwatch sont-elles assez fiables pour une organisation ? Pour une seule personne, il existe une marge d’erreur, car ce sont des appareils grand public. Pour un groupe de plusieurs dizaines de personnes observé sur plusieurs semaines, cette erreur se compense et la tendance devient lisible. C’est pourquoi un programme sérieux travaille avec des moyennes de groupe et des baselines, et non avec la valeur d’un seul jour.

Combien de personnes faut-il pour un pilote ? Suffisamment pour franchir le seuil d’agrégation avec une marge confortable : avec un seuil de 30 personnes par groupe et une adoption réaliste, un site ou une fonction de 50 personnes et plus constitue le bon point de départ. En dessous, les groupes restent masqués et le pilote ne produit aucun chiffre.

Retour au blog

Vois Vitality+ avec tes chiffres. En 30 minutes.

L'application telle que tes collaborateurs l'utiliseront, le tableau de bord tel que les RH le voient, et une proposition écrite à la taille de ton entreprise. Ensuite, tu décides.

Réserver une démo